PrimaLoft innove sur tous les fronts
Une batterie de nouveautés est au programme de PrimaLoft, sous l’impulsion d’une nouvelle Pdg, Anne Cavassa, nommée fin 2023, et d’une nouvelle directrice de l’innovation, Andrea Paulson, arrivée fin 2024, toutes deux venant de chez Saucony.

La nouvelle ouate de garnissage UltraPeak est, selon PrimaLoft, la plus chaude jamais développée par le fabricant, offrant une isolation thermique supérieure de 5% à ses autres gammes. Vendue en rouleaux, la ouate a un toucher et un gonflant proche du duvet naturel. « UltraPeak permet d’obtenir l’aspect bombé des baffles remplies de duvet sans passer par les formats de fibres en vrac », indique Andrea Paulson. La nouvelle ouate combine plusieurs types de fibres, dont certaines jouent un rôle structurel pour maintenir le gonflant. « Nous avons cherché le meilleur équilibre entre les espaces vides, qui emmagasinent de l’air, et les fibres qui fonctionnent comme les arcs-boutants en architecture pour assurer une bonne perméabilité à l’air et donc un grand confort au porter », explique la responsable.
PrimaLoft a également présenté à Performance Days ses tous premiers isolants thermiques composés de fibres recyclées de textiles. Deux premières gammes de la nouvelle ligne ReRun ont été lancées, l’une en format ThermoPlume, dont 30% des fibres sont issues d’un procédé de recyclage mécanique, et Silver PrimaLoft ReRun, également en polyester 100% recyclé, dont 50% de textiles recyclés chimiquement. Pour le Thermoplume ReRun, l’entreprise récupère les déchets de coupe de fabricants de chaussures de sport. « Chaque lot est unique, nous ne savons pas quelle couleur dominera le mix, cela peut aller du bleu au jaune et au multicolore. Pour moi, c’est un atout que les marques pourraient exploiter en choisissant des tissus extérieurs translucides », note la directrice de l’innovation. Pour le polyester recyclé chimiquement, PrimaLoft travaille avec plusieurs fournisseurs. « Si une marque travaille déjà avec un partenaire recycleur, nous pouvons intégrer ses fibres et créer une boucle vertueuse », ajoute Andrea Paulson. La disponibilité de ces séries recyclées dépend de l’offre et donc de la création d’une infrastructure industrielle de recyclage, ce qui est pour l’heure un work in progress. ❚ Sophie Bramel




