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Observatoire du Running 2026 : courez jeunesse !

  • 10 avr.
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 15 avr.

Dans un marché des articles de sport morose, le running affiche une insolente croissance à deux chiffres, tirée par une hausse de la pratique et une offre produit innovante, indique l'Observatoire du Running 2026 de l'Union des entreprises sport et cycle (UESC).



Bien des secteurs économiques en rêvent : le marché du running a progressé de quelque 17% en 2025. La dynamique était de 10% l’année précédente, soit un gain de 30% en cinq ans.

Les derniers chiffres, issus du 8e baromètre de l'UESC, tranchent également avec ceux du commerce des articles de sport, morose « pour la première fois depuis quinze ans (-0,3%) », note le délégué général, Virgile Caillet. Le chiffre d’affaires global s’élève à 1,5 milliard d’euros (1,2 milliard l’an dernier), dont 800 millions pour les chaussures *.


Le panier moyen, hors dossards, atteint 550 euros, dont 142 euros en moyenne pour les chaussures, une hausse pour ce poste de 11 euros par rapport à 2024 (+33 euros depuis 2019). Les marques les plus utilisées sont Asics, Hoka, Brooks, Saucony, Adidas, Nike, Salomon, Kiprun, Mizuno et New Balance. Le textile technique est désormais utilisé par 80% des coureurs, à la recherche de confort. 69% d’entre eux ont adopté les articles de compression. Des chiffres qui suivent l’évolution de la communauté des runners, plus jeunes et plus engagés.



Car côté pratique et courses, la fête bat également son plein. Bientôt le record absolu ? Les 13,2 millions de pratiquants, dont 48% de femmes, contre 12,4 millions l’an dernier, ne sont plus loin des 13,4 millions de 2020-21. Soit 1 million de personnes supplémentaires en cinq ans. 64% courent au moins une fois par semaine. Parmi les nouveaux adeptes, 63% sont des coureuses. Sport individuel à la dimension sociale, le running se pratique souvent en groupe et s’expose sur les réseaux sociaux.


Tout ce beau monde se mesure sur les 13 320 courses affiliées à la FFA pour 5 730 événements, autre record (contre 11 334 courses et 4 813 événements en 2024). Le chiffre d’affaires des ventes de dossards, par extrapolation, est estimé à 130 millions d’euros. « Les compétiteurs s’alignent dans plus de 3 courses par an en moyenne, avec un grand objectif. Les sportifs ayant pris part à au moins 4 courses l’an dernier s’élève à 44%, en hausse de 6%. Les courses fidélisent ainsi la pratique », observe Adrien Tarenne, responsable du développement de la pratique à la Fédération d’athlétisme. Dans le détail, le nombre de trails progresse (5 900 contre 4 928 en 2024), celui des courses sur route diminue (4 905 contre 4 026), tout comme le cross (1 992 contre 1 994). Le format des 10 km cumule 1 320 courses et près de 1 million de résultats.


©FFA

©FFA

Forcément, on se bouscule à l’arrivée. En 2025, le baromètre finishers a enregistré 4,1 millions de résultats, contre 2,95 millions l’année d’avant, répartis entre course sur route (2,53 millions), trail (1,44 million, triplement en dix ans) et cross (120 000). Deux autres records à noter : en dix ans, la part des femmes chez les compétiteurs passe de 28 à 37%, et celle des moins de 35 ans, de 30 à 41%.


Les runners amateurs d’aujourd’hui prennent leur pratique très au sérieux : ils s’intéressent à leur hygiène de vie, s’adonnent au renforcement musculaire et sortent rarement sans montre connectée. Une large majorité suit un plan d’entraînement (73% chez les 18-34 ans), via une application ou avec l’aide d’un groupe de runners ou d’un club, voire avec un coach personnel. Conséquence de cet engouement, 62% des runners évoquent des difficultés à trouver un dossard. Au marathon de Paris, le 12 avril, ils seront 60 000 à prendre le départ, avec une moyenne d’âge de 37 ans.

//Marianne Quiles



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