Observatoire du cycle : entre baisse et optimisme
- 24 avr.
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Malgré un marché 2025 en recul de 4,8%, comme le révèle la dernière livraison de l’Observatoire du cycle de l’UESC, les professionnels restent confiants sur l’avenir de la filière économique du vélo.
Les ventes de vélo dans l’Hexagone font face à un recul conjoncturel du marché, dans un contexte économique difficile, et sont confrontées en même temps à une évolution des modes de consommation. En 2025, le marché global du vélo enregistre un chiffre d’affaires de 3,1 milliards d’euros, en baisse de 4,8 % par rapport à 2024. Le volume global s’élève à 1 836 000 unités vendues, soit une diminution de 6 % sur un an.

Pour Patrick Guinard, président de la commission cycle de l’UESC : « Nous sommes dans un contexte économique incertain, qui incite les consommateurs à épargner et à reporter leurs achats, notamment de vélos neufs ». Toutefois, si le marché se contracte, il reste au-dessus de son niveau d’avant Covid, soulignent les observateurs. Ainsi, la comparaison avec l’année 2019 montre une croissance de 23 % du chiffre d’affaires du secteur, confirmant une montée en gamme et une valorisation du marché. Une montée en gamme que l’on doit clairement au développement du VAE, qui reste « la locomotive du marché ».


Même si l’année 2025 enregistre une baisse de l’électrique, cette catégorie représente encore 54% du marché en valeur (-5%) et 28% en volume (-2%). Là aussi, les ventes restent bien au-dessus de l’année pré-Covid (+29%). Dans un marché baissier, les ventes vélos classiques retrouvent des couleurs, tirées par les vélos de course (+7%) et le gravel (+2%) ainsi que les vélo enfant (+2%).
Les signaux positifs viennent des composants et accessoires (+0,3%), de la seconde main, qui progresse de 13,9% en BtoC (hors ventes entre particuliers), et de la réparation, qui « apparaît comme un levier de développement de la filière ». Le chiffre d’affaires main d’œuvre affiche une croissance de +10,5 %. « Il se répare aujourd’hui 3,5 fois plus de vélos qu’il ne s’en vend de neufs », souligne Patrick Guinard. L’atelier est au magasin spécialisé, « ce que la cuisine est au restaurant », ajoute Denis Briscadieu, patron du groupe CycleLab.
Une tendance stimulée par le Fonds réparation, soutenu par les metteurs sur le marché, et non par l’Etat, dans le cadre de la filière REP. Et Virgile Caillet, délégué général de l’UESC, d’appeler à une simplification administrative quand l’on sait qu’un VAE dépend de trois filières REP pour le vélo, son électronique et sa batterie…
« Nous entrons dans une phase de consolidation du marché après la bulle post Covid, analyse Patrick Guinard, les perspectives sont encourageantes, les stocks se sont assainis et nous allons arriver dans un marché de renouvellement. Avec l’augmentation de la seconde main et de la réparation, le marché va se développer de plus en plus » //







