Échappée Belle : l'expérience montagnarde
- 26 mars
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Dernière mise à jour : 15 avr.
Depuis 14 ans, l’Échappée Belle (du 20 au 23 août) relève chaque année le défi d’organiser un ultra trail en haute montagne. Une aventure non seulement pour les participants, mais aussi pour les organisateurs qui bataillent pour atteindre l’équilibre financier.

Sept mois avant le jour J, l’Échappée Belle 2026 affiche d’ores et déjà complet sur la totalité de ses cinq épreuves qui s’échelonnent de l’ultra de 152 km à la Skyrace de 21 km. « Nous avons une liste d’attente de 2 300 personnes, dont 800 sur l’Intégrale », précise Florent Hubert, président de l’association organisatrice. « Nous pourrions augmenter la jauge de chaque course, mais nous refusons de le faire : nous souhaitons proposer aux coureurs une belle expérience en montagne, paisible et parfois solitaire, et respecter l’environnement. »
Pour l’Échappée Belle, la qualité l’a toujours emporté sur la quantité. Pourtant, augmenter le quota de coureurs donnerait une bouffée d’oxygène salvatrice à l’équipe organisatrice qui parvient tout juste à l’équilibre financier chaque année, au prix de nombreux efforts. Les ressources budgétaires de cet ultra isérois, qui se déroule en terrain très engagé, proviennent à 70 % des inscriptions, à 15 % du soutien des collectivités territoriales et à 15 % de partenaires privés. « Organiser un ultra en montagne coûte très cher. L’équilibre économique de ce type d’épreuve reste fragile car les coûts sont très élevés. La sécurité représente environ 100 000 € sur les 600 000 € de budget global, soit 15 à 20 % », révèle Florent Hubert. Les secours sont l’un des postes budgétaires en constante augmentation depuis plusieurs années, tout comme les prestations directement liées à la course (chronométrage, inscriptions, logistique) qui correspondent à près de 20 % du budget, et les dotations coureurs et bénévoles qui s’élèvent à 18 %.
Autant dire que, sans le soutien financier public et privé, l’Échappée Belle ne pourrait exister – à moins d’augmenter drastiquement le prix des dossards. « Nous sommes conscients d’avancer sur un fil. Nous devons à la fois satisfaire les coureurs et nos partenaires, optimiser chaque dépense, assurer la sécurité et la qualité d’accueil…
L’équilibre est délicat à trouver », conclut Florent Hubert. Peut-être est-il délicat, mais cet ultra devenu mythique est parvenu à fédérer non seulement les adeptes d’un trail montagnard engagé, mais aussi la totalité d’un territoire. //Marie Paturel




