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Le canoë-kayak entre deux eaux

  • 31 mars
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 11 avr.

La FFCK vient de publier son plan de développement pour la période 2025-2032. Fondé sur un diagnostic prenant en compte l’environnement global (accès à l’eau compliqué, baisse des subventions publiques, crise du bénévolat…), le document traduit le projet politique de l’équipe élue en 2024, à la recherche d’une nouvelle dynamique.


Rappelant que la France bénéficie d’un réseau hydrographique exceptionnel, le président, Pascal Bonnetain, ajoute que l’accès à l’eau souffre déjà du dérèglement climatique : « D’ici 2050, on s’attend à une baisse de 30% du niveau de l’eau en été, et de moins bonne qualité. La pratique d’un sport en salle va finir par sembler plus sûre ! ».

Priorité du mandat : un plan d’urgence destiné aux jeunes, afin de séduire à nouveau les 9–12 ans, tout en renforçant la féminisation (34% des licences en 2024). « De plus, en 2028, la parité devra s’appliquer dans toutes les structures », souligne le président. La Fédération entend ensuite aider les clubs, les comités et les structures commerciales à simplifier leur gestion et à se professionnaliser. Les structures commerciales enregistrent un CA d’environ 200 millions d’euros, preuve que le secteur touristique est porteur et qu’il est nécessaire de structurer les relations avec ce milieu. Objectif : redonner des marges de manœuvre financière, via un nouveau modèle économique. « Il faut valoriser la vie en club. Nos 850 structures (clubs, comités et ligues) sont très disparates, certaines comptent 10 permanents, d’autres, aucun », précise Pascal Bonnetain.


Pascal Bonnetain, président FFCK
Pascal Bonnetain, président FFCK

Enfin, le plan ambitionne de rééquilibrer le modèle entre activités compétitives et récréatives, et de valoriser toutes les formes de pratique, en eaux vives, calmes et salées. « Nos 12 disciplines font partie toutes d‘une même famille. D’un côté, 4 millions de pratiquants, près de 400 000 adhérents occasionnels, et de l’autre, seulement 36 000 adhérents compétition et tourisme. Comment faire face, alors que seules les disciplines olympiques et para-olympiques sont soutenues par l’Agence nationale du sport ? » Des états-généraux du haut niveau se sont tenus au mois de mai, après les résultats décevants des Tricolores aux JO de Tokyo et de Paris. « En 2024, nous avons obtenu 3 médailles en slalom, aucune en course en ligne. Le Plan de performance fédérale (PPF) devra agir sur ce déséquilibre », résume le président. Le PPF prendra les clubs comme chevilles ouvrières de cette réorganisation, pour favoriser un épanouissement que les jeunes ne trouvent pas toujours au sein des Pôles France et Espoirs. 


Le plan propose un cadre opérationnel au réseau fédéral, charge à celui-ci de l’appliquer en fonction des particularités locales : « Les conditions sont différentes d’une région à l’autre, à la Réunion ou en Ile-de-France, par exemple. Selon leurs besoins, les régions appliqueront 50 ou 60% du projet. Nous pourrions nous retrouver avec 15 plans différents », explique Pascal Bonnetain. Un auto-bilan est prévu tous les six mois, par exemple une évaluation de la progression du nombre de jeunes. //Marianne Quiles

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