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Jura Tourisme, s’adapter et réagir

  • 19 févr.
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 16 avr.


Alors que les meilleures années, les domaines skiables jurassiens totalisaient 120 jours d’exploitation par an, l’objectif est désormais fixé entre 80 et 90 jours. « Le vrai problème est le dérèglement climatique, comme au début du mois de janvier : des premières neiges suivies d’une vague de froid intense, puis l’arrivée du vent du Sud, puis de nouvelles chutes de neige », observe Jean-Pascal Chopard, directeur général de Jura Tourisme Attractivité. C’est en janvier-février que le manque de neige pose problème, davantage qu’aux vacances de Noël, où les visiteurs ne skient pas de façon intensive et pratiquent volontiers la randonnée. Actuellement, la vente de forfaits de ski de piste génère un CA de 3,5 millions d’euros de CA, et la redevance de ski nordique, 1,2 million d’euros.


"Plan B"


Jean-Pascal Chopard, directeur général de Jura Tourisme
Jean-Pascal Chopard, directeur général de Jura Tourisme

Depuis quelques années, les gestionnaires des 17 domaines de l’Espace nordique jurassien, en collaboration avec les socio-professionnels, s’adaptent à la nouvelle donne climatique. « Avant, il fallait un minimum de 30 cm de neige pour faire fonctionner les sites. A présent, des itinéraires remodelés et aménagés et de nouvelles techniques de damage permettent de tracer les pistes avec de plus faibles quantités », explique le responsable. Du côté des sites de ski situés à moins de 1 000m d’altitude, la stratégie consiste à proposer à la clientèle, de manière réactive, un plan B en cas de faible enneigement : un dispositif de repli en navette vers des sites plus élevés et mieux enneigés, avec des forfaits adaptés. La Transjurassienne illustre les difficultés liées au manque de neige : deux annulations de l’événement de ski nordique, coup sur coup, ont créé une onde de choc. Des parcours alternatifs, validés par les services de l’environnement de l’Etat, permettent un redéploiement de la course et garantissent sa pérennisation, tout en rassurant les partenaires.


Station montagne 4 saisons


La diversification est censée garantir un fonds d’activité, « mais l’apport économique est moindre », reconnaît Jean-Pascal Chopard. Le département veut favoriser le développement d’une dizaine de stations « montagne 4 saisons », où les équipements des domaines nordiques peuvent également servir l’été, autour de Nanchez, les Rousses, Foncine-le-Haut... Objectif : concentrer dans ces sites des activités outdoor (VTT, rando, escalade, tir à l’arc, biathlon laser…), auxquelles s’ajoutent des activités patrimoniales et gastronomiques. Le pari consiste à « switcher » d’un fonctionnement hivernal à estival, en préservant des modèles économiques de pluri-activité, garantie d’employabilité. Car les hivers incertains mettent à mal l’attractivité du territoire (le Jura a enregistré 1 912 800 nuitées entre le 1er décembre 2024 et le 31 mars 2025, en baisse de 6,8% sur un an, pour un total à l’année de 9,3 millions de nuitées) et entraînent aussi un risque de perte de compétences : « Nous souhaitons conserver les techniciens et saisonniers les mieux formés, connaisseurs des domaines », affirme Jean-Pascal Chopard.

//Marianne Quiles

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