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Emmanuelle Jaeger, FFA : « Devenir l’acteur de référence du running »

  • 12 déc. 2025
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 11 avr.

Forte d’une nouvelle stratégie pour le running et le trail, la Fédération française d’athlétisme (FFA) affirme clairement ses ambitions.


©KMSP_FFA


Dans un contexte de forte expansion (12,4 millions de coureurs en France, selon le 7 baromètre du running USC/FFA, et 35% des licenciés pratiquant la discipline), la FFA veut s’affirmer comme l’acteur de référence du running et être présente lors des grands rendez-vous. « Notre plan stratégique s’adresse à tous les pratiquants, même aux nonlicenciés », explique Emmanuelle Jaeger, présidente déléguée. Les services « à forte valeur ajoutée » annoncés dans le plan fédéral concernent les coureurs, ainsi que les clubs, les comités et les organisateurs de courses sur route et de trails. Objectif affiché : fidéliser les licenciés et en capter de nouveaux. Au départ, un constat : peu de coureurs « libres » connaissent les actions de la FFA autour de l’encadrement, de la santé, de la régulation et de la sécurisation, pourtant missions de service public. Comment gérer les attentes de cette population, plutôt jeune et adepte de la compétition ? « L’entraînement traditionnel, après la journée de travail, existe de moins en moins. A nous de former des entraîneurs, professionnels ou fédéraux, en mettant en place, par exemple, des outils digitaux de suivi en ligne », détaille Emmanuelle Jaeger.

 

Coaching santé

La future plate-forme DataRunning, qui n’a « rien à voir » avec les applications de running, est pensée pour offrir « une expérience toujours plus qualitative ». Chaque utilisateur pourra, dès le printemps 2026, consulter, analyser et comparer ses performances. Utile également pour les organisateurs, qui placeront les concurrents dans les sas selon leur niveau, il sera doté d’un service de mise en relation avec les clubs.

Le plan fédéral fait évoluer le PPS (Parcours Prévention Santé, délivré à 2 millions d’utilisateurs en 2024 via une plate-forme dédiée), remplaçant du certificat médical en compétition. Rebaptisé Pass Prévention Santé, il sensibilise toujours les coureurs à la prévention, avec un contenu renforcé et renouvelé au cours de l’année. « Grâce au premier PPS, la Fédération a pu s’adresser à 600 000 non-licenciés, qui ont accepté de recevoir des informations de coaching santé », observe la présidente déléguée. Comprenant une assurance en responsabilité civile, imposée par la loi, il devient payant (5 euros par an, quel que soit le nombre de courses) et sa durée de validité passe de trois mois à un an. Un prix modeste « par rapport aux dépenses d’équipement des coureurs », et qui contribue à financer l’investissement fédéral : « Réguler et sécuriser a un coût : formation des entraîneurs, des officiels, des mesureurs, contrôle anti-dopage, labellisation... », énumère Emmanuelle Jaeger.


Valoriser le rôle des clubs

Alors que le baromètre des finishers 2024 de la FFA recensait 2,95 millions de résultats (pour 11 334 courses affiliées, soit 4 813 événements), les organisateurs bénéficieront eux aussi de services renouvelés. Le PPS nouvelle formule intègre un questionnaire de santé pour les mineurs et une vérification automatisée. Le Calorg, outil interactif « vieillissant » qui permet la remontée des résultats, sera également réformé. Enfin, la Fédération entend valoriser le rôle d’accompagnement et de proximité des clubs (près de 1 800 des 2 300 clubs sont désormais engagés dans le running), comités et ligues. Ils bénéficieront prochainement d’outils digitaux innovants simplifiant leur gestion quotidienne. //Marianne Quiles

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