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Cycles Lapierre demande le redressement judiciaire

6 août
2 min de lecture

Pris dans la tourmente de la faillite du groupe Accell, l’entreprise Cycles Lapierre, a annoncé dans un communiqué avoir déposé mercredi 5 août une demande d’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Dijon. 




William Perrier, ex-directeur Sud Europe d’Accell Group, conserve sa fonction de directeur général de Cycles Lapierre. Il déclare : « Nous ne déposons pas cette demande pour renoncer. Nous la déposons pour nous donner les moyens de nous battre. Une page de notre histoire s’est tournée ; l’avenir de Lapierre doit maintenant s’écrire pour Lapierre, avec son identité, ses équipes et son ancrage à Dijon. Nous avons confiance dans l’ouverture de cette procédure, dont nous estimons les conditions réunies. Elle doit nous donner le temps de finaliser notre plan, de retrouver notre indépendance et de faire entrer un investisseur capable de soutenir durablement l’entreprise (…) Nous allons nous battre pour préserver le maximum d’emplois et faire vivre cette histoire à Dijon. »

 

Fondée en 1946, Cycles Lapierre emploie aujourd’hui 106 collaborateurs, a réalisé 99,1 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025 et s’appuie sur un réseau de plus de 800 revendeurs. Le groupe néerlandais Accell a acheté la totalité des parts de la société en 1996. L’entreprise indique avoir a été durement touchée, comme l’ensemble du secteur,  par le retournement du marché du vélo après les années Covid : baisse des volumes, stocks trop importants dans l’ensemble du secteur, multiplication des promotions et forte pression sur les marges.

La disparition du soutien financier du groupe Accell l’oblige désormais à construire seule son avenir. Ces dernières années, Cycles Lapierre a réduit ses coûts, adapté son organisation et fortement assaini ses stocks. Entre fin 2023 et fin 2024, ses stocks de produits finis ont diminué de près de 47 %. Entre 2024 et 2025, sa perte d’exploitation a été réduite de 41 %. Les premiers mois de 2026 ont également fait apparaître des premiers signes d’amélioration opérationnelle, notamment sur les marges. Ces progrès ne suffisent pas encore à restaurer la trésorerie, mais ils montrent que le redressement opérationnel a commencé, précise l’entreprise. //OXP

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