Aurélien Astre, Combloux : « C’est le ski qui finance la transition »
- 5 janv.
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Station-village haut-savoyarde, dont l’épicentre est à 900 mètres d’altitude et les pistes de ski à 1 200 m, Combloux à mis en place une nouvelle politique de développement, comme l'explique Aurélien Astre, directeur de l’office de tourisme.

Aurélien Astre : « Combloux, a entamé sa première transition “quatre saisons“ il y a plus de vingt ans avec la création du premier lac biotope de France, qui est une réussite. Notre modèle perfectible continue d’évoluer, mais il faut regarder la vérité en face : nous sommes tous “ski dépendants“. Car c’est le ski qui finance la transition et la diversification des stations. Il suffit de regarder les chiffres : l’hiver représente 75 % de notre volume d’affaires contre 25 % l’été. Même constat concernant les taux d’occupation : 60 % des nuitées sont concentrées sur l’hiver et 40 % sur la période estivale, même si cette dernière part ne cesse de croître. Cette diversification touristique - avec toujours plus d’activités déclinables, été comme hiver - nous permet de répondre aux attentes des vacanciers quand le manque de neige se fait ressentir ou qu’ils réclament des activités autres que le ski. »

Penser “habitants“ et non pas seulement “vacanciers“
« Aujourd’hui, nous devons nous préparer au jour où le ski disparaîtra faute de neige (cf. les études ClimSnow), et à la suite aussi, en renforçant la diversification, mais aussi en développant la vie à l’année. Tous les ans, Combloux gagne de nouveaux habitants grâce à des politiques publiques attractives en faveur des familles (services périscolaires, crèches…), à sa qualité de vie dans un cadre exceptionnel et au développement d’infrastructures dans la vallée du mont Blanc. En parallèle, la commune, consciente des enjeux, mène une politique touristique raisonnée qui s’appuie sur deux leviers : la maîtrise du foncier et le dimensionnement de nos actions annuelles à l’échelle d’un village, en recourant à nos forces vives, à notre tissu associatif, à nos habitants, avec la volonté de placer l’humain au centre. Pour chaque réalisation, elle pense “habitants“ et non pas seulement “vacanciers“. Nous avons clairement changé de paradigme au regard des années 1980 et des Plans neige, où l’on construisait à tout-va pour produire des lits touristiques sans penser à l’après. Cette ère est révolue. Et si le tourisme nous fait vivre, nous nous orientons vers un tourisme différent, qui implique de nouvelles manières de fonctionner pour répondre aux défis qui nous attendent. » //Patricia Rey




